Europe : un projet politique sans imaginaire est-il possible ? Quelle place pour l’Europe dans nos systèmes scolaires ?

 

Jeudi 17 mai 2018 de 14h à 16h
Site Gironde/ Mérignac- amphi Louise Michel

Dans le cadre de notre deuxième "semaine de l'Europe à l'ESPE", un invité prestigieux, le professeur Bouchard, historien et sociologue canadien, professeur à l’Université du Québec à Chicoutimi, et auteur de la récente étude commandée par l'Institut Jacques Delors : L'Europe à la recherche des Européens : la voie de l'identité et du mythe.

 

"Cette étude vise à montrer qu'il y a un déficit important entre l'organisation supra-étatique et chaque nation. Les pionniers de l’UE et leurs successeurs ont fait le choix malheureux de se méfier globalement des nations et des peuples, de les contourner en optant pour un processus de gouvernance par le haut. Pour briser ce cercle vicieux, l’UE doit redéfinir ses relations avec les nations (en tant que configurations de culture, à ne pas confondre avec les États), en partant du principe que toute forme de lien social, si ténu qu’il soit, doit reposer sur certains fondements symboliques communs."

 

Qu'apprend-t-on à l'Ecole de chaque nation, concernant ... l'histoire des pays voisins, l'histoire de l'Europe? L'histoire nationale est-elle un mur ou un pont entre différentes nations ? Pourquoi en France enseigne-t-on histoire et géographie dans le même cours, avec les mêmes professeurs ? Pourquoi a -t-on parlé de "roman national" récemment en France ? Quel est le lien entre histoire, mémoire, identité, nation, migration ?

Quel est le rôle de l'Ecole dans la construction des identités, des mythes, des histoires, de l'Histoire ? Quel meilleur lieu pour traiter de cela, sinon ... l'Ecole Supérieure du Professorat et de l'Education ?

Conférence débat avec : Gérard BOUCHARD, historien et sociologue, titulaire de la chaire du Canada sur les imaginaires collectifs, Université du Québec.

et animée par Pierre Escudé et Régis Malet, Professeurs à l'ESPE d'Aquitaine

 

 

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Dès la maternelle... comment éviter la fracture des savoirs et des comportements ?

Mercredi 7 mars 2018 de 16h30 à 18h30 
Site Gironde/ Mérignac- amphi Louise Michel


Conférence débat avec Alfred OBERLIN, neuropsychologue et pédiatre à Mulhouse, engagé dans des projets sociaux et scolaires.

 
Dès la première entrée à l’école, en maternelle, on pourrait évaluer qu’un enfant réussira ou ne réussira pas sa scolarité… tant les inégalités scolaires sont très fortes dès la petite enfance.
 
« Notre étude a porté sur 437 élèves scolarisés dans la circonscriptions Mulhouse 2 de l’éducation nationale, classée en Réseau d’Education Prioritaire (REP) et/ou en Zone de Sécurité Prioritaire (ZSP). Parmi eux, 62 enfants ont bénéficié d’une préscolarisation à l’âge de 2 ans. Nous avons comparé ces 2 groupes à un ensemble de 37 élèves de zone ordinaire. Le recueil de données a été fait par les enseignant(e)s après 6 semaines de scolarité. Les différents domaines étudiés sont : la socialisation et les interactions sociales, le langage et la communication, la préhension coordination visuo manuelle et le graphisme… »
 
Comment passer de cette « fatalité » souvent sociale aux solutions et aux bons gestes éducatifs ? Quels sont nos outils d’évaluation ? Quels sont les bons gestes éducatifs ? Quelle est notre posture d’enseignant ? Comment éviter la fracture des savoirs et des comportements ?

 

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Secteurs multi-collèges, APB, AFFELNET, etc. Les algorithmes peuvent-ils présider aux destinées des élèves ?

Mercredi 7 février 2018 de 16h30 à 18h30
Site Gironde/ Mérignac- amphi Louise Michel

Conférence débat avec Julien GRENET, CNRS, École d’économie de Paris, directeur adjoint de l’Institut des Politiques Publiques.

 

Les procédures d’affectation des élèves et des étudiants ne relèvent pas seulement d’une routine gestionnaire : elles renvoient aux problèmes les plus sensibles de notre système éducatif actuel.  Dans les collèges et les lycées, on cherche à établir un mode optimal de répartition des élèves, susceptible de restaurer la mixité sociale ; dans l’enseignement supérieur, les polémiques suscitées par le tirage au sort dessinent en creux le besoin d’un mode de recrutement entièrement repensé…
C’est dans ce contexte que, depuis une dizaine d’années, l’usage des algorithmes s’est répandu, en France et dans bien des pays occidentaux, changeant de fond en comble le déroulement de ces étapes si décisives pour chaque génération d’élèves. Usine à gaz, opacité,  logique gestionnaire etc. cette technicisation n’a pas très bonne presse dans notre pays. Elle inquiète des jeunes, des familles, qui redoutent de voir leur projet broyé par une machine aveugle.
Julien Grenet nous guide, à partir d’exemples concrets, dans les rouages de ces fameux algorithmes. Les décisions qu’ils conditionnent sont-elles justes ? efficaces ? Un individu bien informé peut-il tourner les règles du jeu à son profit ? En mettant les aspects techniques de ces dispositifs à la portée de chacun, cette conférence apportera un éclairage indispensable aux débats qu’ils suscitent.
Et si le problème, ce n’était pas, au fond, l’usage des algorithmes, mais l’opacité des arbitrages politiques dont ils ne sont qu’une traduction technique ?

 

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Au-delà des techniques ... : communique-t-on encore à l'école ?

 

Conférence débat avec
Dominique WOLTON, directeur de recherche CNRS, directeur de la revue internationale Hermès

 

Mercredi 6 décembre de 16h30 à 18h
Site Gironde/ Mérignac- amphi Louise Michel et en visioconférence avec les sites ESPE d'Agen, Mont de Marsan, Pau et Périgueux

 

Dans une société de plus en plus technicisée et centrée sur l’information, l’école risque de perdre son objectif d’éducation à la démocratie et aux enjeux de communication. Elle est concurrencée sur le terrain de la connaissance par les réseaux socio-numériques qui remplacent la réflexion par l’expression immédiate des opinions, et qui posent le problème de la toute-puissance des “industries impériales” (les GAFAM), d'une part, de l'incommunication, d'autre part. La relation entre information, connaissance, culture et communication est un enjeu majeur qui reste à penser plus que jamais pour l’école.

 

Dominique Wolton, penseur iconoclaste de la communication dans ses rapports avec les individus, les techniques, les cultures, les sociétés, viendra débattre de ces questions à partir de ses travaux de recherche. Fondateur de l’Institut des sciences de la communication du CNRS (ISCC) et de la revue internationale Hermès depuis 1988 (CNRS Éditions), il est aussi l'auteur de nombreux ouvrages dont La communication, les hommes et la politique (CNRS Éditions, 2015), Demain la francophonie - Pour une autre mondialisation (Flammarion, 2006) et très récemment Communiquer, c’est vivre (Cherche Midi, 2016).

 

Conférence animée par Camille Capelle, maître de conférences en sciences de l'information communication, ESPE d’Aquitaine.

 

 

 

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Mercredi 8 novembre : Le parcours d’éducation artistique et culturelle : enjeux, outils, réalisations.

 

Conférence débat avec
Catherine DARROUZET, déléguée académique à l’éducation artistique et culturelle dans l’académie de Bordeaux
Marie-Hélène ROUAUX, conseillère action culturelle et territoriale, Drac Nouvelle-Aquitaine

 

Mercredi 8 novembre de 16h30 à 18h30
Site Gironde/ Mérignac- amphi Louise Michel et en visioconférence avec les sites ESPE d'Agen, Mont de Marsan, Pau et Périgueux

 

La loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République fait de l’éducation artistique et culturelle le principal vecteur de connaissance du patrimoine, de la création contemporaine et du développement de la créativité à travers les pratiques artistiques.
À l’école et au collège, elle se concrétise par la mise en place d’un parcours d’éducation artistique et culturelle de l’élève. Fruit d’un partenariat entre les ministères de la culture et de l’Éducation nationale, ce parcours se tisse sur les territoires, de la maternelle au lycée, en dialogue avec les collectivités territoriales.
La direction régionale des affaires culturelles Nouvelle-Aquitaine accompagne et soutient la mobilisation des acteurs artistiques et culturels. Elle permet ainsi la réalisation des démarches de projets qui le jalonnent.
La Délégation Académique à l’Éducation Artistique et à l’action culturelle (DAAC) du rectorat de Bordeaux aide à son organisation et veille à donner à tous les élèves de l’académie un égal accès à la culture grâce à un rapport direct et sensible aux lieux, aux œuvres, aux artistes et aux scientifiques.
Le parcours d’éducation artistique et culturelle fait l’objet d’une circulaire interministérielle, publiée le 9 mai 2013, qui en précise les principes et les modalités, et d’un arrêté du 7 juillet 2015 qui en fixe les objectifs de formation et les repères de progression. Mais comment le réaliser concrètement, grâce à des démarches pédagogiques partagées, dans le temps scolaire et hors du temps scolaire ?

 

Conférence animée par Marguerite Figeac, professeur d’histoire à l’ESPE d’Aquitaine.

 

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Un professeur dans la société, un écrivain de polar dans la classe. Posture, fonction et passion de l’enseignant.
 

Conférence de Hervé le CORRE, prix du polar européen et professeur à Bègles.

 

Mercredi 11 octobre de 16h30 à 18h30
Site Gironde/ Mérignac- amphi Louise Michel

 

« De fait, j’ai écrit, jusqu’à septembre 2016, tout en étant prof. Le plus souvent (sauf les deux dernières années) à plein temps, donc en classe et au lycée jusqu’au cou à nager, surnager, me débattre, me battre, aussi, car la pédagogie est un sport de combat.


Enseigner, par-delà les difficultés grandissantes du métier, a toujours été un plaisir. Rien de béat là-dedans. Simplement le bilan de modestes victoires, quotidiennes, souvent silencieuses, remportées contre l’ignorance, la bêtise déversée à flux continus par les écrans et leurs histrions dans les cervelles immatures, et j’en passe. Plaisir de la rencontre, de la confrontation, voire de l’affrontement (ah! l’autorité!...), plaisir de la transmission et du partage.


Le plaisir malgré la fatigue, le sentiment d’abandon, la frustration de ne pas voir pousser ce qu’on a semé … et le sentiment de remplir le tonneau de Danaïdes.
J’ai écrit, oui, durant toutes ces années, établissant soigneusement des cloisons étanches entre mon métier et mon activité d’écriture… Le seul lien que j’ai établi, chemin faisant, entre ces deux sortes de travail, c’est qu’à mesure que grandissait pour moi le plaisir d’écrire, et l’évidence que c’est d’abord un travail, j’ai essayé de transposer ça auprès de mes élèves : apprendre le plaisir d’écrire sans jamais perdre de vue qu’il s’agit d’un travail. Façon de combattre l’idéologie du « don », tellement pratique pour déposer les armes devant la difficulté scolaire.


J’ai lu, aussi. Enormément. Parce qu’il faut bien avoir quelque chose à transmettre - la littérature, une culture, la curiosité - sans hésiter à sortir du cadre rassurant mais émollient des programmes et des manuels  pour se promener hors des sentiers battus. Voilà, en gros, comment j’ai essayé de faire ce métier. » Hervé le Corre.